02/02/2024
Éco-responsabilité

CSE et environnement : loi climat, rôle et consultation

Enjeux de la RSE au sein du CSE

Le présent guide, élaboré par l’équipe Emile’s, explore une thématique d’une actualité brûlante et d’une pertinence indéniable dans le contexte actuel des enjeux environnementaux et sociaux : le rôle du Comité Social et Économique (CSE) dans le cadre de la législation sur le climat, et son implication dans les démarches de Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE). L’analyse s’articule autour de la loi « Climat et résilience » promulguée le 22 août 2021, un jalon législatif significatif qui a amplifié les prérogatives du CSE, notamment en matière environnementale. Ce texte législatif vient également souligner l’importance du CSE, non plus simplement comme un intermédiaire traditionnel entre la direction et les salariés, mais comme un acteur clé et un vecteur de changement significatif au sein des entreprises.

Rôle du CSE et loi climat

 

L’urgence climatique et la nécessité de prendre des mesures pour préserver l’environnement ont conduit à des changements significatifs dans la législation française. Entrée en vigueur le 25 août 2021, la loi n°2021-1104 dite loi Climat et résilience a pour but de lutter contre le dérèglement climatique et de renforcer la résilience face à ses effets. Une mission qui s’invite au cœur même du monde du travail, notamment avec le deuxième article de la loi mettant en avant la nécessité d’adapter l’emploi à la transition écologique. Une mesure qui impacte directement les missions du CSE et ce, sur plusieurs aspects. Quels en sont les tenants et aboutissants ? Comment appréhender ce nouveau rôle ? Autant de points que nous aborderons dans ce chapitre

Si le CSE dispose depuis 2013 d’un droit d’alerte en matière d’environnement, la loi dite Climat et résilience prévoit de nouvelles prérogatives en ce qui concerne le dialogue social sur les enjeux environnementaux. 

RSE et CSE tout savoir

Loi climat : un champ d’attribution de missions élargi pour le CSE

 

L’introduction d’un nouvel article dans le Code du Travail

 

La loi climat a introduit un nouvel article dans le Code du Travail, l’article L2312-28, qui élargit les responsabilités du CSE en matière environnementale. Cet article déclare que le CSE est désormais consulté sur les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre de l’entreprise, ainsi que sur les actions à entreprendre pour atteindre ces objectifs. Cette consultation est prévue au moins une fois par an, permettant au CSE de jouer un rôle actif dans la prise de décisions liées à la durabilité de l’entreprise.

 

Donner au CSE de nouvelles prérogatives concernant l’environnement

 

Avec la loi climat, le CSE dans les entreprises d’au moins 50 salariés doit être consulté par l’employeur sur les conséquences environnementales des mesures concernant l’organisation, la gestion et la marche générale de l’entreprise. Les mesures en question sont les suivantes :

  • Celles pouvant affecter la structure ou le volume des effectifs de l’entreprise
  • Celles concernant l’organisation juridique ou économique de l’entreprise
  • Celles pouvant modifier les conditions de travail et l’accès à la formation professionnelle
  • Celles concernant l’introduction de nouvelles technologies
  • Celles concernées les conditions de travail des travailleurs handicapés

Se former pour appréhender ces nouveaux enjeux

 

Lorsqu’un employé d’une entreprise d’au moins 50 salariés devient membre titulaire du CSE pour la première fois, il bénéficie d’un stage de formation économique d’une durée maximale de 5 jours pour appréhender ses nouvelles fonctions.

 

Désormais, les conséquences environnementales liées aux activités des  entreprises peuvent y être abordées pour l’aider à s’approprier au mieux tous les aspects de son nouveau mandat. Il est également possible de compléter cette formation avec d’autres, en prenant un congé de formation économique, sociale et syndicale.

Le Code du travail précise les contours de ce congé de formation économique, sociale et syndicale dans l’article L2145-11 : « Le congé de formation économique, sociale et environnementale et de formation syndicale est de droit, sauf dans le cas où l’employeur estime, après avis conforme du comité social et économique, que cette absence pourrait avoir des conséquences préjudiciables à la production et à la bonne marche de l’entreprise. Le refus du congé par l’employeur est motivé. En cas de différend, le refus de l’employeur peut être directement contesté devant le bureau de jugement du conseil de prud’hommes dans des conditions fixées par décret en Conseil d’Etat ».

RSE, loi climat et CSE

La possibilité de créer une commission consacrée à l’environnement

 

En fonction de la taille de l’entreprise et de l’effectif du CSE, certaines commissions doivent être créées comme celle dédiée à l’égalité professionnelle, à la santé ou à la formation. En outre, parce qu’il n’est pas évident d’assurer une surveillance en matière d’environnement en plus des autres missions revenant aux membres du CSE, il peut être judicieux de mettre en place une commission dédiée à l’environnement. Même si sa création n’est pas obligatoire, cette commission permet de réfléchir de manière approfondie aux enjeux liés au développement durable en entreprise.

 

Selon l’article L2315-45 du Code du travail, il faut obtenir l’accord de l’employeur pour mettre en place ce type de commission facultative : « Un accord d’entreprise conclu dans les conditions prévues au premier alinéa de l’article L. 2232-12 peut prévoir la création de commissions supplémentaires pour l’examen de problèmes particuliers. Le cas échéant, l’employeur peut adjoindre à ces commissions avec voix consultative des experts et des techniciens appartenant à l’entreprise et choisis en dehors du comité. Les dispositions de l’article L. 2315-3 relatives au secret professionnel et à l’obligation de discrétion leur sont applicables. Les rapports des commissions sont soumis à la délibération du comité ».

 

La création d’une commission environnement renforce l’engagement de l’entreprise envers la durabilité et permet une collaboration plus ciblée sur les questions environnementales.

Pourquoi créer une commission consacrée à l’environnement ?

 

Composée de membres compétents sur le sujet et disponibles pour y réfléchir, cette commission pourra mener à bien différents travaux axés sur l’éco responsabilité, de proposer des actions concrètes et de contribuer à l’élaboration de la politique environnementale de l’entreprise. Elle pourra ainsi mettre en place des campagnes d’information à destination des employés, organiser des ateliers de sensibilisation ou encore des activités à faible impact environnemental.

Cette commission a donc des objectifs multiples :

 

  • Mettre au coeur du dialogue social au sein de l’entreprise la question environnementale
  • Faciliter la communication et la discussion sur des questions liées à l’environnement.
  • Repérer les élus du CSE chargés de superviser les enjeux environnementaux.
  • Établir une liste d’actions concrètes à entreprendre.
  • Réunir les élus du CSE qui s’intéressent à cette problématique et éventuellement permettre la participation d’autres employés.
  • Inviter un représentant de la direction à prendre part aux échanges.

Le rôle de l’expert comptable

 

Dans le cas où le CSE fait appel à un expert-comptable, ce dernier doit tenir compte des prérogatives environnementales dans la réalisation de sa mission. Ainsi, comme le précise l’article L2315-87-1 du Code du travail, l’expert-comptable doit informer le CSE sur « tous les éléments d’ordre économique, financier, social ou environnemental nécessaires à la bonne compréhension des orientations stratégiques de l’entreprise ».

 

La BDES devient la BDESE

 

Avec la loi Climat et résilience, la base de données économiques et sociales (BDES) inclut une nouvelle dimension environnementale, devenant ainsi la base de données économiques, sociales et environnementales (BDESE). Cela a pour conséquence d’obliger l’employeur à intégrer dans la BDESE les informations suivantes afin de les mettre à disposition du CSE :

  • L’entreprise doit détailler sa manière de prendre en compte les questions environnementales dans son organisation en mentionnant les démarches misent en place et les éventuelles certifications obtenues.
  • L’entreprise doit mentionner les actions mises en place en matière d’économie circulaire, notamment concernant les déchets et la consommation d’énergie.
  • L’entreprise doit identifier les postes d’émissions directes de gaz à effet de serre produites par les activités de l’entreprise ainsi que leur volume si possible.

Cette extension de la BDESE garantit que le CSE dispose d’informations complètes pour remplir ses nouvelles responsabilités en matière environnementale, et cela favorise la transparence de l’entreprise envers ses employés et les autres parties prenantes.

 

Comment le CSE peut mettre en place des actions concrètes en faveur de l’environnement ?

 

Il est tout à fait possible de s’engager en faveur de la protection de l’environnement à l’échelle du CSE. Voici quelques exemples d’action à promouvoir :

  • Mettre en place des actions de sensibilisation au sein de l’entreprise, comme des ateliers de sensibilisation au climat ou encore au tri des déchets.
  • Proposer des bons d’achat ou des cartes et e-cartes cadeaux à utiliser dans des enseignes engagées en faveur de l’environnement.
  • Organiser des voyages mettant en avant le tourisme local et solidaire. Cela peut passer par le choix du ou des prestataires, de la destination en particulier, des moyens de transport pour s’y rendre, etc.

De nombreuses actions sont possibles lorsque les membres d’un CSE souhaitent faire en sorte que l’impact environnemental de ce dernier soit réduit au maximum. Nos conseillers Emile’s se chargeront de vous accompagner au mieux dans cette démarche.

Le CSE, une instance clé de la RSE

 

Depuis l’instauration de la loi Climat et résilience, le CSE peut plus que jamais être acteur de la responsabilité sociale des entreprises (RSE) et de la transition écologique. Si des missions concrètes relèvent désormais du champ d’action du CSE, il est également possible d’aller plus loin dans son engagement, notamment en faveur de l’environnement et du développement durable. Mais comment ?

Découvrez des pistes dans cette nouvelle section pour faire en sorte que le CSE devienne un acteur central de la RSE.

Désormais, les CSE des entreprises d’au moins 50 salariés doivent être tenues informés de l’impact environnemental des activités de l’entreprise par l’intermédiaire de la base de données économiques et sociales (BDES) qui est désormais dotée d’un volet environnemental. De nouvelles prérogatives qui font du CSE un véritable atout pour construire un monde professionnel plus responsable.

 

La RSE, qu’est-ce que c’est ?

 

Dans un monde en mutation, aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux toujours plus centraux, les entreprises peuvent s’engager en faveur d’un monde plus juste. Pour ce faire, elles peuvent inscrire leurs actions dans une démarche de responsabilité sociétale.

 

Définition de la RSE

 

La RSE, également connue sous le nom de responsabilité sociétale des entreprises, est définie par la Commission européenne comme l’engagement volontaire des entreprises à prendre en compte les aspects sociaux et environnementaux dans leurs opérations commerciales et leurs interactions avec les parties prenantes. En d’autres termes, la RSE implique que les entreprises contribuent de manière positive aux objectifs du développement durable, tout en maintenant leur viabilité économique.

La norme ISO 26000 : un indicateur en matière de RSE

 

La norme ISO 26000 offre des directives plutôt que des obligations. Par conséquent, elle ne donne pas droit à une certification, contrairement à d’autres normes de ISO reconnues. Cependant, elle a pour objectif de clarifier la notion de responsabilité sociétale, d’aider les entreprises et les organisations à mettre en pratique les principes de manière concrète, et de partager les meilleures pratiques en matière de responsabilité sociétale à l’échelle mondiale.

 

Elle s’applique à des organisations de toutes sortes, indépendamment de leur domaine d’activité, de leur taille ou de leur emplacement. Elle s’applique à des organisations de toutes sortes, indépendamment de leur domaine d’activité, de leur taille ou de leur emplacement.

 

Cette norme a été publiée en 2010 à l’issue de cinq années de négociations impliquant un large éventail de parties prenantes à travers le monde.

Elle s’applique à des organisations de toutes sortes, indépendamment de leur domaine d’activité, de leur taille ou de leur emplacement.

 

Cette norme a été publiée en 2010 à l’issue de cinq années de négociations impliquant un large éventail de parties prenantes à travers le monde. La norme ISO 26000 établit sept domaines clés pour la RSE, notamment la gouvernance de l’organisation, les droits de l’homme, les relations et les conditions de travail, l’environnement, l’éthique des pratiques, les questions liées aux consommateurs, ainsi que les communautés et le développement local.

 

Elle a été élaborée avec la participation de représentants des gouvernements, d’organisations non gouvernementales, de l’industrie, de groupes de consommateurs et du monde du travail.

 

Par conséquent, elle représente un consensus international.

Quelles entreprises sont concernées par la RSE ?

 

Toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, leur forme juridique ou leur activité sont concernées par la RSE et peuvent mettre en place des actions en ce sens.

RSE : que dit la loi ?

Progressivement, la France a mis en place un cadre juridique et réglementaire visant à prendre en compte la responsabilité sociétale des entreprises.

Depuis l’adoption de la loi PACTE du 22 mai 2019, de nouvelles mesures ont été mises en œuvre pour renforcer la RSE :

  • Des modifications ont été apportées à l’article 1833 du Code civil, exigeant désormais que tous les types de sociétés intègrent la prise en considération des enjeux sociaux et environnementaux dans leur objet social: « Toute société doit avoir un objet licite et être constituée dans l’intérêt commun des associés. La société est gérée dans son intérêt social, en prenant en considération les enjeux sociaux et environnementaux de son activité ».
  • L’article 1835 du Code civil a également été modifié pour permettre aux entreprises qui le souhaitent d’inclure une « raison d’être » dans leurs statuts : « Les statuts doivent être établis par écrit. Ils déterminent, outre les apports de chaque associé, la forme, l’objet, l’appellation, le siège social, le capital social, la durée de la société et les modalités de son fonctionnement. Les statuts peuvent préciser une raison d’être, constituée des principes dont la société se dote et pour le respect desquels elle entend affecter des moyens dans la réalisation de son activité ».
  • Enfin, le concept d’entreprise à mission a été créé : si une entreprise souhaite s’inscrire dans cette démarche, elle doit déclarer de manière publique sa raison d’être, ainsi qu’un ou plusieurs buts sociaux et environnementaux qu’elle s’engage à accomplir dans le cadre de son fonctionnement.

CSE et RSE : un focus sur l’environnement

 

Sujet plus que jamais central, l’environnement est de plus en plus pris en compte par les entreprises en matière de RSE et notamment par les CSE qui peuvent agir concrètement.

 

CSE et RSE : une mission de vérification

 

Le CSE possède, avec la loi Climat et résilience, un droit de regard sur les conséquences environnementales des mesures envisagées par l’entreprise en matière d’orientations stratégiques, de décisions économiques et financières, de politique sociale ainsi que d’évolution des conditions de travail et d’emploi.

Si le CSE a pour mission de s’assurer que l’employeur a bien pris la peine d’évaluer l’impact environnemental de nouvelles mesures dans ces domaines avant de les mettre en place, il ne possède pas de droit de véto.

 

Le CSE, un rôle de surveillance en matière de RSE

 

Dans le cadre des différentes réglementations régissant la RSE, les entreprises sont dans l’obligation de mettre en place une véritable politique environnementale. Le CSE est alors en mesure d’interroger l’employeur sur les efforts faits en matière d’économie circulaire, de gestion des déchets, de gaspillage ou encore de gestion des risques sociaux, environnementaux et sociétaires à travers le prisme du développement durable.

Montrer l’exemple

 

Ce sont les petits gestes qui contribuent aux grands changements et le CSE possède des moyens d’action concret pour inscrire l’entreprise dans une démarche éco responsable. Par exemple, il est possible d’offrir des chèques cadeaux dans des boutiques proposant des produits durables ou encore en choisissant des prestataires soucieux de réduire leur impact environnemental.

 

Chez Emile’s, nous sommes ravis de vous accompagner afin de mettre en place des actions concrètes en faveur de vos salariés en adéquation avec vos engagements en matière de RSE.

CSE et environnement : quel est son rôle au sein de l’entreprise ?

 

La nouvelle loi climat renforce le rôle du Comité Social et Économique (CSE) dans la promotion de la durabilité au sein des entreprises. Les nouvelles prérogatives du CSE en matière environnementale, y compris la consultation sur les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre et la possibilité de créer une commission environnement, sont des étapes cruciales pour favoriser la transition vers une économie plus respectueuse de l’environnement. La modification de la BDESE contribue également à garantir que le CSE dispose des informations nécessaires pour remplir ses nouvelles responsabilités et renforcer la transparence de l’entreprise.

 

L’entreprise doit-elle consulter le CSE concernant l’environnement ?

 

L’environnement est devenu une préoccupation majeure dans le monde des affaires, et la prise en compte des enjeux environnementaux est devenue un impératif pour de nombreuses entreprises. L’une des questions clés qui se pose est de savoir si l’entreprise est tenue de consulter le CSE concernant les questions liées à l’environnement. La réponse à cette question peut varier en fonction de plusieurs facteurs, notamment la taille de l’entreprise, la nature de ses activités et les lois et réglementations en vigueur.

En France, les entreprises sont tenues de consulter le CSE sur les questions environnementales en vertu de l’article L2312-8 du Code du Travail. Cet article déclare que le CSE doit être consulté sur les questions relatives à la protection de l’environnement, à la sécurité, à la santé et aux conditions de travail. Cependant, la fréquence et l’étendue de ces consultations peuvent varier en fonction de la taille de l’entreprise et de la nature de ses activités.

Les entreprises de plus de 300 salariés sont tenues de mettre en place une commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT), qui a des attributions spécifiques en matière d’environnement. Cette commission est chargée de traiter des questions liées à la protection de l’environnement et de formuler des recommandations à ce sujet. Les entreprises de moins de 300 salariés peuvent traiter ces questions au sein du CSE lui-même, mais la consultation reste obligatoire.

La consultation du CSE sur les questions environnementales revêt une importance croissante à mesure que la prise de conscience des enjeux environnementaux s’accroît. Elle permet de prendre en compte l’expertise des représentants des travailleurs dans la prise de décisions concernant la gestion de l’impact environnemental de l’entreprise. Cela inclut des questions telles que la réduction des émissions de gaz à effet de serre, la gestion des déchets, la consommation d’énergie et d’eau, la biodiversité et d’autres aspects de la durabilité.

En fin de compte, la consultation du CSE concernant l’environnement contribue à renforcer la responsabilité sociale de l’entreprise et à promouvoir des pratiques commerciales plus durables.

La nécessaire synergie entre CSE et RSE


La Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) est devenue un pilier essentiel de la stratégie commerciale et de la réputation des entreprises du 21e siècle. La RSE englobe un large éventail de pratiques visant à intégrer les considérations sociales, environnementales et éthiques dans les activités commerciales. Et parmi les acteurs clés impliqués dans la promotion de la RSE au sein de l’entreprise se trouve le Comité Social et Économique. La synergie entre le CSE et la RSE est plus que jamais nécessaire pour garantir que les entreprises intègrent pleinement les enjeux de durabilité dans leur stratégie et leurs opérations.


Le CSE est en première ligne pour faire valoir les intérêts des employés en matière de conditions de travail, de sécurité et de santé au travail. Cependant, la RSE va au-delà de ces questions essentielles pour inclure des aspects tels que l’impact environnemental, les droits de l’homme, l’éthique des affaires et la contribution à la société dans son ensemble. Pour cette raison, il est impératif que le CSE s’implique dans la promotion de la RSE au sein de l’entreprise, en reconnaissant que des pratiques commerciales durables sont bénéfiques tant pour les employés que pour l’entreprise elle-même.


Le CSE peut contribuer à la RSE en collaborant avec la direction de l’entreprise pour identifier les domaines où des améliorations sont nécessaires en termes de durabilité, que ce soit en réduisant l’empreinte carbone de l’entreprise, en favorisant la diversité et l’inclusion au sein de l’entreprise, ou en s’assurant que les fournisseurs respectent des normes éthiques.

En s’engageant dans un dialogue constructif et en faisant des recommandations, le CSE peut aider l’entreprise à élaborer une stratégie de RSE efficace. Cette synergie entre le CSE et la RSE conduit à une meilleure gouvernance, à une culture d’entreprise plus éthique et à des décisions commerciales plus responsables, qui profitent à l’ensemble des parties prenantes, y compris les employés.

 

En fin de compte, cette collaboration est essentielle pour garantir que les entreprises contribuent de manière positive à la société et à l’environnement, tout en restant économiquement viables.

Comment mettre en place un CSE responsable d’un point de vue environnemental ?

 

La prise de conscience croissante des enjeux environnementaux a conduit de nombreuses entreprises à intégrer la durabilité et la responsabilité environnementale au cœur de leurs préoccupations. Les Comités Sociaux et Économiques jouent un rôle clé dans la promotion de la durabilité au sein des entreprises. Pour mettre en place un CSE responsable d’un point de vue environnemental, il est essentiel de suivre plusieurs étapes cruciales.

La commission éco-responsable

 

Nous l’avons vu, la création d’une commission éco-responsable au sein du CSE est un moyen efficace de promouvoir la durabilité. Cette commission se concentre sur les questions environnementales et travaille à l’élaboration de recommandations pour l’entreprise.

Pour la mettre en place, il est important de définir clairement ses objectifs et son mandat. Les membres de la commission doivent être choisis en fonction de leurs compétences et de leur intérêt pour les questions environnementales. La commission peut ensuite travailler en étroite collaboration avec la direction de l’entreprise pour identifier les domaines d’amélioration en matière de durabilité et formuler des recommandations concrètes.

 

La création d’une commission dédiée au développement durable ?

 

En plus d’une commission éco-responsable, la création d’une commission dédiée au développement durable peut renforcer l’engagement de l’entreprise envers la durabilité. Cette commission se concentre sur des questions plus larges liées à la responsabilité sociale de l’entreprise, y compris les aspects sociaux et économiques.

Elle peut aborder des sujets tels que la diversité et l’inclusion, l’éthique des affaires, la responsabilité sociale, et bien sûr, l’environnement. La création de cette commission permet d’adopter une approche globale de la durabilité et de garantir que les questions environnementales sont intégrées à une vision plus large de responsabilité d’entreprise.

 

Comment former ses représentants aux enjeux environnementaux ?

 

La formation des représentants du CSE aux enjeux environnementaux est une étape cruciale pour renforcer leur expertise et leur capacité à agir de manière responsable sur ces questions. Cette formation peut inclure des sessions sur les principaux problèmes environnementaux, les réglementations en vigueur, les technologies durables, et les meilleures pratiques en matière de durabilité.

Il est important que les représentants du CSE soient bien informés pour pouvoir dialoguer efficacement avec la direction de l’entreprise et contribuer de manière constructive à la prise de décisions environnementales.

En conclusion, la mise en place d’un CSE responsable d’un point de vue environnemental repose sur la création de commissions spécialisées, la formation des représentants aux enjeux environnementaux et la collaboration étroite avec la direction de l’entreprise. L’engagement en faveur de la durabilité devrait être ancré dans la culture d’entreprise, avec le CSE jouant un rôle central dans la promotion de pratiques responsables et respectueuses de l’environnement.

Le droit d’alerte environnemental du Comité Social et Économique (CSE) : Un outil stratégique pour la protection de l’environnement

 

Face à l’urgence environnementale qui prévaut aujourd’hui, il devient impératif de revoir nos systèmes de production et de consommation. Dans ce contexte de transition, le rôle des instances représentatives du personnel est crucial. Depuis le 1er janvier 2020, le Comité Social et Économique (CSE) a pris le relais du Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT), et hérité de ses missions en matière de protection de l’environnement et de la santé au travail. Parmi ses prérogatives, le droit d’alerte environnemental se distingue comme un outil précieux pour la préservation de notre environnement.

En tant que spécialiste des avantages salariés et fier partenaire de nombreux CSE, Emile’s se propose de vous sensibiliser et de vous alerter sur les tenants et aboutissants de ce droit crucial. Nous nous intéressons également à la législation actuelle issue principalement du Code du Travail. De cette manière, nous vous apportons toutes les informations nécessaires pour comprendre et exercer efficacement le droit d’alerte environnemental dans votre entreprise, contribuant ainsi à la transition écologique de votre lieu de travail.

 

Qu’est ce que le droit d’alerte environnemental du CSE ?

 

Le droit d’alerte environnemental du CSE est un mécanisme juridique permettant aux membres élus du Comité Social et Économique de signaler toute situation qui pourrait porter atteinte à l’environnement. Ce droit d’alerte est prévu par le Code du Travail, plus précisément les articles D4133-1 à D4133-3, qui dessinent les contours de ce droit en matière de santé publique et d’environnement.

 

L’article D4133-1 du Code du Travail dispose que « le représentant du personnel au comité social et économique qui constate, notamment par l’intermédiaire d’un travailleur, qu’il existe une atteinte aux droits des personnes, à leur santé physique et mentale, ou aux libertés individuelles dans l’entreprise qui ne serait pas justifiée par la nature de la tâche à accomplir, ni proportionnée au but recherché, saisit immédiatement l’employeur ».

L’article D4133-2 prolonge cette définition en incluant explicitement l’environnement : « Cette atteinte est présumée s’il est constaté des faits laissant présumer l’existence d’un risque pour la santé publique ou l’environnement ».

La jurisprudence a par ailleurs confirmé à plusieurs reprises l’importance de ce droit. Par exemple, dans une décision rendue en 2015 par la Cour de cassation (Cass. soc., 24-06-2015, n° 14-18.097), il a été jugé que le droit d’alerte environnemental pouvait être exercé même en l’absence de danger immédiat, dès lors qu’un risque sérieux d’atteinte à l’environnement est avéré.

Ce droit est donc un instrument puissant, prévu par la législation du Code du travail avec des différences suivant la taille de l’entreprise.

  • Pour les entreprises de moins de 50 salariés
 

Dans les entreprises de moins de 50 salariés, le droit d’alerte environnemental peut être exercé par le délégué du personnel. Celui-ci a la responsabilité de signaler à l’employeur tout fait ou situation qui pourrait avoir un impact négatif sur l’environnement, conformément à l’article L2313-2 du Code du Travail. L’employeur est alors tenu de prendre les mesures nécessaires pour prévenir ou limiter les risques environnementaux.

La procédure d’alerte environnementale est un droit exercé par le délégué du personnel dans les entreprises de moins de 50 salariés, selon l’article L2312-78 du Code du Travail. Pour formaliser l’alerte, le délégué du personnel doit rédiger un écrit détaillé adressé à l’employeur. Cet écrit doit clairement exposer les faits ou les situations qui constituent un risque pour l’environnement. Il doit contenir des éléments précis, tangibles et vérifiables pour permettre à l’employeur de comprendre la nature du risque identifié.

L’employeur a alors l’obligation de répondre à cette alerte dans un délai de huit jours. Il doit prendre toutes les mesures nécessaires pour éliminer le risque, ou à défaut, réduire son impact. Si l’employeur n’apporte pas de réponse, ou si la réponse est jugée insatisfaisante par le délégué du personnel, celui-ci a le droit de saisir l’Inspection du Travail conformément à l’article L2313-4 du Code du Travail. L’Inspecteur du Travail, en retour, est tenu de réunir sans délai l’employeur et le délégué pour examiner la situation.

  • Pour les entreprises de plus de 50 salariés
 

Dans les entreprises de plus de 50 salariés, le CSE a une compétence élargie en matière de droit d’alerte. Outre le droit d’alerte général prévu à l’article L2312-59 du Code du Travail, il dispose d’un droit d’alerte spécifique en cas d’atteinte à la santé publique et à l’environnement, conformément à l’article L2312-61. Ce dernier permet au CSE de saisir l’employeur, mais aussi l’Inspection du Travail, si l’entreprise ne prend pas les mesures nécessaires pour protéger l’environnement.

Dans tous les cas, l’employeur a l’obligation de répondre à l’alerte et de prendre les mesures nécessaires pour remédier à la situation. Le CSE, de son côté, peut faire appel à un expert en cas de risque grave constaté et non corrigé. De plus, aucune sanction, aucune discrimination ou aucune mesure disciplinaire ne peut être prise à l’encontre d’un salarié ou d’un élu du personnel en raison de l’exercice légitime du droit d’alerte environnemental.

Comment exercer le droit d’alerte environnemental ?

 

L’exercice du droit d’alerte environnemental requiert une démarche stricte, définie par le Code du travail. Tout d’abord, il est important de noter que ce droit peut être exercé soit par un membre du CSE de sa propre initiative, soit collectivement par l’ensemble des représentants du personnel au sein de cette instance.

Dans les entreprises de plus de 50 salariés, le droit d’alerte environnemental est exercé par le CSE, comme disposé dans l’article L2312-59 du Code du Travail. Lorsqu’un ou plusieurs membres du CSE constatent un risque environnemental, ils doivent formaliser une alerte écrite à l’employeur. Cette alerte doit décrire en détail les faits ou les situations problématiques observées.

Si l’employeur ne prend pas de mesures correctives en réponse à l’alerte, le CSE a la possibilité de demander une enquête à un expert agréé, en vertu de l’article L2312-78 du Code du Travail. L’expert est alors chargé de confirmer la présence du risque, d’en évaluer la gravité et de proposer des mesures correctives. En cas d’inaction de la part de l’employeur ou si le problème persiste malgré les mesures prises, le CSE peut faire appel à l’Inspection du Travail, en se basant sur l’article L2312-61. Tout comme pour les entreprises de moins de 50 salariés, l’Inspecteur du Travail a pour mission de rassembler les parties pour discuter et trouver des solutions appropriées.

Enfin, l’article L4133-1 du Code du Travail dispose que tout salarié ou élu du personnel qui a exercé son droit d’alerte ne peut subir aucune sanction, discrimination ou mesure disciplinaire, même si l’alerte s’avère infondée après enquête.

 

Les suites à donner à l’exercice du droit d’alerte environnemental

 

Après la mise en œuvre de l’exercice du droit d’alerte environnemental par les membres du CSE, un processus rigoureux s’engage pour assurer que la situation signalée soit correctement traitée.

La première étape de ce processus concerne la consultation du CSE. Selon l’article R2312-59 du Code du Travail, une réunion du CSE doit être organisée sans délai après le déclenchement de l’alerte. Lors de cette réunion, le membre du CSE à l’initiative de l’alerte exposera les faits et les raisons qui ont motivé sa démarche. Une fois la réunion du CSE achevée, une phase d’enquête est initiée par l’employeur. Conformément à l’article R2312-60 du Code du Travail, l’employeur est tenu d’investiguer les faits signalés. Il est impératif que cette enquête se déroule en collaboration avec le membre du CSE ayant déclenché l’alerte, afin de garantir l’objectivité et l’exhaustivité de l’investigation.

L’enquête de l’employeur aboutit à la rédaction d’un rapport détaillé, rendant compte des conclusions de l’investigation. Ce rapport, destiné au CSE, permettra à ses membres d’examiner les résultats de l’enquête et de décider des actions à entreprendre pour remédier à la situation. Enfin, si les membres du CSE estiment que l’employeur n’a pas pris des mesures adéquates suite à l’alerte, ils ont la possibilité de saisir l’Inspection du Travail. Celle-ci aura alors la responsabilité de vérifier les informations fournies et d’évaluer la pertinence des mesures prises par l’employeur. Il est essentiel de souligner que le membre du CSE à l’origine de l’alerte, de même que l’ensemble des salariés de l’entreprise, bénéficient d’une protection contre toute forme de représailles de la part de l’employeur. En effet, l’article L4133-1 du Code du Travail dispose que l’exercice du droit d’alerte ne peut donner lieu à des sanctions disciplinaires ou à une discrimination quelconque.

Un exemple de jurisprudence illustre bien cette disposition. Dans l’affaire dite « Air France » (Cass. soc., 28 mars 2007, n°05-44379), la Cour de cassation a statué que le fait pour un salarié de signaler des agissements qu’il estime être répréhensibles ne peut justifier un licenciement, même si les faits dénoncés ne sont pas avérés. Il s’agit donc d’un outil puissant et sécurisé pour les acteurs de l’entreprise désireux de s’engager dans la protection de l’environnement.

Il est essentiel de souligner que le membre du CSE à l’origine de l’alerte, de même que l’ensemble des salariés de l’entreprise, bénéficient d’une protection contre toute forme de représailles de la part de l’employeur. En effet, l’article L4133-1 du Code du Travail dispose que l’exercice du droit d’alerte ne peut donner lieu à des sanctions disciplinaires ou à une discrimination quelconque. Ce droit est donc un outil puissant et sécurisé pour les acteurs de l’entreprise désireux de s’engager dans la protection de l’environnement.

Le rôle crucial du CSE dans la sensibilisation environnementale

 

La fonction du CSE dans la promotion de la conscience environnementale est primordiale. Non seulement il veille à l’observation des régulations environnementales en entreprise, mais il est également un pivot central dans la propagation d’une culture de responsabilité environnementale.

La responsabilité du CSE va au-delà de la surveillance et de l’émission d’alertes en cas de non-conformité aux normes environnementales. Il a aussi un rôle actif dans la promotion de bonnes pratiques environnementales. À travers ses actions de sensibilisation, il peut encourager l’entreprise à adopter des comportements plus respectueux de l’environnement et de la santé publique.

Via son droit d’alerte, le CSE possède le pouvoir d’établir une communication interne constructive avec l’employeur sur les enjeux environnementaux, contribuant ainsi activement à l’amélioration des pratiques de l’entreprise dans ce domaine. Ce droit est un outil précieux pour stimuler le changement et la sensibilisation environnementale.

Dans un contexte d’urgence climatique grandissante, la mission du CSE prend une importance toute particulière. Plus que jamais, il est vital de repenser nos modes de production et de travail pour limiter notre impact sur l’environnement. À ce titre, le rôle du CSE est crucial pour initier ce changement au sein des entreprises, pour qu’elles deviennent des acteurs engagés dans la transition écologique.

Au sein d’Emile’s, nous sommes conscients de l’importance de ce rôle du CSE et nous nous efforçons d’accompagner les élus dans leur mission de la meilleure façon. En tant que partenaire privilégié des comités d’entreprise, nous sommes fiers de contribuer à leur action en faveur d’un environnement plus sain et respectueux.

 

L’engagement d’Emile’s en faveur d’un CSE éco-responsable

 

Convaincus de l’importance du rôle des CSE dans la transition écologique des entreprises, Emile’s, positionne l’éco-responsabilité comme une démarche incontournable. Notre expertise acquise au travers de nos interactions des clients CSE toujours plus nombreux, nous a permis de concevoir une plateforme d’avantages efficace pour les salariés qui privilégie des offres éco-responsables.

En choisissant Emile’s, vous vous engagez donc dans une démarche éco-responsable. Vous participez activement à la protection de l’environnement tout en bénéficiant d’avantages exclusifs. Il est temps d’agir pour notre planète, et nous mettons à votre disposition toutes les ressources nécessaires pour faire de votre CSE un véritable levier de ce changement. La préservation de l’environnement est un défi majeur qui nous concerne tous, et le monde du travail ne fait pas exception. Grâce au droit d’alerte environnemental, le CSE dispose d’un outil puissant pour s’engager activement dans cette mission. Si vous êtes membre du comité et souhaitez en savoir plus sur comment exercer efficacement ce droit d’alerte, nous sommes à votre disposition.

Chaque CSE a le potentiel d’impulser une transition écologique. Si vous êtes un élu du CSE laissez-nous vous être utile pour transformer ce potentiel en action concrète. Ensemble, faisons de votre entreprise un espace de travail plus respectueux de l’environnement.

N’attendez plus, agissons ensemble pour un avenir plus durable !

Le CSE et la RSE : une alliance stratégique pour une entreprise durable

 

Emile’s a cultivé une expertise indéniable dans le domaine des Comités Sociaux et Économiques (CSE), autrefois connu sous le nom de Comités d’Entreprise (CE). Parallèlement, notre engagement envers la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) est au cœur de notre mission. Ces deux domaines étant étroitement liés, nous sommes convaincus de l’importance vitale du CSE/CE dans la mise en œuvre effective de la RSE.

 

Aujourd’hui, le paysage entrepreneurial progresse rapidement, et avec lui, le rôle du CSE. Autrefois considéré comme un simple intermédiaire entre la direction et les salariés, le CSE est désormais reconnu comme un vecteur essentiel de changement. Il joue un rôle crucial en tant que facilitateur pour la mise en œuvre des stratégies RSE au sein de l’entreprise. Dans ce contexte, l’adoption de la loi « Climat et résilience », le 22 août 2021, a renforcé le rôle du CSE en matière de RSE. Cette loi incite les entreprises à prendre des mesures pour lutter contre le changement climatique, et le CSE est au cœur de ces efforts. Il a le pouvoir d’activer une véritable dynamique de changement en faveur d’une entreprise plus respectueuse de l’environnement, plus socialement équitable et économiquement viable.

 

Fort de notre expertise en CSE et de notre engagement en faveur de la RSE, Emile’s est parfaitement adapté pour vous accompagner dans cette transition cruciale. Notre objectif est de vous aider à maximiser l’impact de votre CSE, afin de transformer votre entreprise en un véritable acteur du développement durable.

Le CSE au coeur de la stratégie RSE : vecteur d’innovation et d’engagement durable

 

Comprendre le rôle central du CSE dans la mise en œuvre de la RSE est un point crucial. Le CSE transcende le cadre traditionnel d’une simple entité représentative des salariés et se positionne comme le levier majeur de l’intégration réussie de la RSE dans la stratégie globale de l’entreprise.

Le CSE au coeur de la stratégie CSE

En 2001, l’intérêt pour le concept de la RSE s’est renforcé par la publication par la Commission européenne d’un livret vert et un an plus tard d’une communication intitulée « La responsabilité sociale des entreprises : une contribution des entreprises au développement durable ». La Commission y définit la RSE comme « l’intégration volontaire par les entreprises de préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales et leurs relations avec leurs parties prenantes [actionnaires, ONG, fournisseurs, clients, pouvoirs publics, etc.] »  En cohérence avec cette définition, le CSE a pour mission d’intégrer de manière volontaire ces préoccupations dans l’ensemble des activités de l’entreprise. Son rôle est multiple et varié. Il a pour mission de faciliter la communication interne. Il est l’intermédiaire entre la direction de l’entreprise et les salariés pour toutes les questions relatives à la RSE. Le CSE veille à ce que les salariés soient informés des initiatives, des politiques et des objectifs de l’entreprise en matière de RSE, et qu’ils soient impliqués dans leur mise en œuvre.

 

Le CSE peut aussi proposer des formations appropriées en RSE (article L 2315-63 du Code du travail). Il est crucial que les salariés soient informés des enjeux de la RSE et puissent commenter leurs actions quotidiennes. Ceci afin qu’il puisse y contribuer efficacement. Il existe également le congé de formation économique, sociale, environnementale et syndicale (articles L 2145-5 à L 2145-13 du Code du travail). Dès lors, au-delà de faire partie intégrante des stratégies environnementales de l’entreprise, le CSE joue un rôle éducatif pour que chaque salarié puisse agir en accord avec les principes de la RSE.

 

En outre, le CSE conçoit et met en œuvre des projets concrets visant la sensibilisation et l’implication de tous les salariés dans la démarche RSE. Cela peut prendre la forme d’initiatives environnementales, de programmes de bénévolat, de politiques d’équité en matière d’emploi, et bien plus encore. Le CSE est donc un catalyseur d’action qui veille à ce que les valeurs de la RSE soient intégrées à tous les niveaux de l’entreprise.

Le rôle du CSE est d’autant plus crucial dans le contexte actuel où les questions environnementales et sociales occupent une place prépondérante dans les débats publics. Aujourd’hui, chaque entreprise doit adopter une politique RSE claire et transparente. Le CSE est l’acteur privilégié pour s’assurer que les initiatives de l’entreprise en matière de RSE sont en adéquation avec les attentes des salariés et respectent les préoccupations environnementales et sociales.  De cette manière, les articles L 2312-8 et L 2312-17 du Code du travail disposent que le CSE est informé des conséquences environnementales de l’activité de l’entreprise. Grâce à son positionnement stratégique, le CSE est à même d’identifier les opportunités de progrès et de proposer des solutions adaptées. L’implication active du CSE dans la démarche RSE favorise la mise en place d’une culture d’entreprise tournée vers le développement durable et le bien-être des salariés. Il permet de créer un lien fort entre les différentes parties prenantes de l’entreprise et de développer une synergie solide entre le CSE et la RSE.

 

Ainsi, le CSE est un vecteur essentiel de la RSE. Sa mission consiste à faire en sorte que la RSE soit intégrée de manière transversale dans toutes les activités de l’entreprise. Il s’agit de faire de la RSE une priorité pour tous, et non plus une préoccupation isolée. C’est en mobilisant l’ensemble des acteurs de l’entreprise que le CSE peut jouer son rôle de vecteur de la RSE.

La RSE comme catalyseur de performance pour le CSE : bien-être au travail et engagement durable

 

L’implication du CSE dans la démarche RSE se révèle être un levier stratégique pour l’entreprise. En effet, les actions nécessaires dans le cadre de la RSE contribuent directement à la productivité des salariés en favorisant leur bien-être au travail et en renforçant leur sentiment d’appartenance. Cet engagement permet de créer un environnement de travail sain, propice à l’épanouissement des salariés et à l’augmentation de leur productivité. Le CSE, en tant que facilitateur de la mise en place de la RSE, joue un rôle prépondérant dans la promotion d’une image positive de l’entreprise. En effet, une entreprise engagée en faveur de la RSE est perçue comme socialement responsable, ce qui peut attirer et retenir des talents en quête de sens dans leur travail. Par conséquent, le CSE, en participant à la mise en place de la politique RSE de l’entreprise, contribue non seulement à son image externe mais aussi à la motivation et à la fidélisation des salariés.

 

La Commission Environnement du CSE est un exemple parfait de cette implication. En initiant des actions concrètes en faveur du développement durable, elle démontre l’engagement de l’entreprise envers la RSE et joue un rôle majeur dans sa mise en pratique. De l’instauration de mesures pour réduire l’empreinte écologique de l’entreprise à la mise en place de formations sur les enjeux environnementaux, la Commission Environnement du CSE est un pilier de la stratégie RSE.

 

En définitive, l’engagement RSE apporte de nombreux bénéfices au CSE et à l’entreprise dans son ensemble. Il favorise une culture d’entreprise forte, orientée vers le développement durable et le bien-être des salariés, tout en contribuant à une meilleure performance globale de l’entreprise.

RSE : entre obligation légale et engagement moral, le rôle crucial du CSE

 

La RSE ne se limite pas à une démarche volontaire de l’entreprise, elle est également encadrée par la législation.

 

En France, la loi Grenelle II de 2010 oblige les entreprises de plus de 500 salariés et les sociétés cotées à produire un rapport annuel détaillé sur leurs performances en matière environnementale, sociale et sociétale. Ce rapport doit faire état de l’ensemble des actions réalisées en matière de RSE et représente un véritable outil de pilotage pour l’entreprise. Le CSE, en tant qu’organe représentatif des salariés, joue un rôle essentiel dans le contrôle et la supervision de cette obligation légale. Il a notamment pour mission d’examiner ce rapport et de formuler des propositions pour améliorer l’engagement RSE de l’entreprise.

Le CSE, en tant qu’interlocuteur privilégié des salariés, est également à même d’entendre leurs attentes et leurs préoccupations en matière de RSE.

 

La BDESE (Base de Données Économiques, Sociales et Environnementales), anciennement BDES (Base de Données Economiques et Sociales) contraint l’employeur à l’intégration d’informations environnementales par thème (changement climatique, économie circulaire, politique générale en matière environnementale).

 

Au-delà de l’aspect réglementaire, la RSE est aussi une question de responsabilité morale. En tant qu’acteurs économiques majeurs, les entreprises ont une responsabilité vis-à-vis de la société et de l’environnement. Le CSE, de par sa proximité avec les salariés et sa connaissance des enjeux de l’entreprise, est particulièrement bien placé pour veiller à ce que cette responsabilité soit prise en compte dans la stratégie de l’entreprise. Par conséquent, que ce soit pour respecter les obligations légales ou pour répondre à un devoir moral, la RSE est au cœur de la mission du CSE. Il a le pouvoir d’influencer positivement la démarche RSE de l’entreprise, contribuant ainsi à créer une entreprise plus responsable et plus respectueuse de son environnement.

 

Avec une bonne compréhension des synergies entre le CSE et la RSE, votre entreprise peut devenir un acteur majeur de la transition vers un modèle économique plus durable.

Emile’s, est là pour vous aider à relever ce défi. En faisant confiance à nos services, vous pouvez booster le pouvoir d’achat de vos salariés tout en faisant progresser votre entreprise vers un futur plus durable.

Qu’est ce qu’être éco-responsable pour un CSE ?

 

Dans un monde où les questions environnementales prennent une ampleur sans précédent, les entreprises se retrouvent en première ligne pour agir en faveur de la transition écologique. Le CSE se présente alors comme un acteur clé dans la promotion de l’éco-responsabilité au sein de l’entreprise. Ce chapitre s’inscrit alors dans un cadre plus vaste explorant la relation entre le CSE et l’environnement, notamment à la lumière de la loi climat. Il s’agit de plonger dans les mécanismes d’action du CSE en faveur de l’écologie.

 

L’éco-responsabilité, bien plus qu’un simple terme à la mode, s’ancre de plus en plus dans les pratiques quotidiennes des entreprises. Cependant, en quoi le CSE peut-il contribuer à cette démarche ? Quelles sont les initiatives éco-responsables qui peuvent porter un CSE ? Et enfin, quels bénéfices peut-on espérer de l’engagement éco-responsable du CSE pour l’entreprise et ses collaborateurs ? Ce sont autant de questions que nous explorons au fil de cette section, en mettant en lumière les opportunités, les défis et les ressources disponibles pour mener à bien cette mission.

 

L’engagement éco-responsable du CSE est une voie prometteuse vers un avenir plus durable pour l’entreprise et une meilleure qualité de vie au travail pour les salariés. Dès lors, Emile’s vous invite à découvrir comment le CSE peut se saisir des enjeux écologiques et devenir un acteur majeur de l’éco-responsabilité en entreprise.

Définition et contexte

 

Définition de l’Éco-responsabilité

 

L’éco-responsabilité se réfère à un ensemble de pratiques et d’attitudes visant à minimiser l’impact environnemental des actions humaines. Dans le cadre entrepreneurial, elle implique l’adoption de démarches visant à réduire l’empreinte écologique de l’entreprise, tout en contribuant positivement à la communauté et à l’environnement global. Les actions éco-responsables peuvent englober une variété de domaines, allant de la gestion des déchets à l’efficacité énergétique, en passant par la promotion des modes de transport durables.

 

Contexte Légal et Réglementaire

 

La loi climat, récemment promulguée en France, établit un cadre réglementaire propice à l’intégration de pratiques éco-responsables au sein des entreprises. Elle souligne l’importance de la transition écologique et encourage les structures organisationnelles, comme le CSE, à jouer un rôle actif dans la promotion de l’éco-responsabilité. Un lien étroit est ainsi tissé entre la législation environnementale et l’action des CSE.

Rôle du CSE dans l’éco-responsabilité

 

Cadre légal et réglementaire

 

La loi du 22 août 2021 n° 2021-1104 relative à la lutte contre le dérèglement climatique et au renforcement de la résilience face à ses effets, communément appelée loi Climat et résilience, a introduit des missions environnementales supplémentaires pour les Comités d’entreprises (CSE).

Ces nouvelles attributions renforcent le rôle du CSE en matière d’information et de consultation sur les conséquences environnementales des activités des entreprises. Selon les articles L 2312-8 et L 2312-17 du Code du travail, le CSE doit désormais prendre en compte les conséquences environnementales des décisions de l’employeur, et l’employeur doit en retour informer les membres du CSE, dans les entreprises. de plus de 50 salariés, des impacts environnementaux de l’activité de l’entreprise lors des consultations​.

 

Consultation et engagement

 

Le CSE joue un rôle pivot en matière de consultation sur les impacts environnementaux des décisions de l’employeur. Cela se traduit par la prise en compte des conséquences environnementales dans les décisions de l’employeur, et la mise à disposition d’informations pertinentes aux membres du CSE, en particulier dans les entreprises comptant plus de 50 salariés​. Le rôle du CSE s’étend également à la liaison entre l’employeur et les salariés, ce qui le positionne idéalement pour promouvoir les initiatives éco-responsables au sein de l’entreprise​​.

Formation et sensibilisation

 

La loi Climat et résilience a également engendré une évolution dans le contenu des formations destinées aux représentants du personnel. Désormais, les membres du CSE élus pour la première fois dans les entreprises d’au moins 50 salariés bénéficient d’un stage de formation économique pouvant couvrir les « conséquences environnementales de l’activité des entreprises ». De plus, le congé de formation économique, sociale et environnementale permet à tout salarié, sans condition d’ancienneté, de participer à des formations pour se préparer à l’exercice des fonctions syndicales, incluant désormais une dimension environnementale​.

 

Promotion de pratiques éco-responsables

 

Le CSE, en tant qu’organe représentatif du personnel, a la capacité de promouvoir des pratiques éco-responsables au sein de l’entreprise. Il peut initier et soutenir des actions visant à minimiser l’impact environnemental des activités de l’entreprise, et encourager la transition vers des pratiques plus durables. De plus, le CSE peut contribuer à la mise en place d’une culture d’éco-responsabilité, en sensibilisant les salariés aux enjeux environnementaux et en les encourageant à adopter des comportements éco-responsables au quotidien.

 

Lien avec la responsabilité sociale des entreprises (RSE)

 

La Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) englobe la dimension environnementale, et le CSE est un acteur clé dans la mise en œuvre de la RSE au sein de l’entreprise. En promouvant l’éco-responsabilité, le CSE contribue à la démarche RSE de l’entreprise et à l’atteinte de ses objectifs environnementaux.

Les Initiatives éco-responsables concrètes au sein du CSE

 

Adoption d’une charte des achats responsables

 

Mettre en place une Charte des Achats Responsables au sein du CSE est une démarche qui permet d’encadrer les acquisitions de biens et de services de manière éco-responsable. Cette charte peut inclure des critères de sélection des fournisseurs basés sur leurs engagements environnementaux et sociaux, ainsi que la préférence pour des produits et services durables et éco-conçus.

Achats reponsables au sein du CSE

Subvention des coachings écologiques

 

Subventionner des coachings écologiques est une autre action concrète qui peut être mise en œuvre par le CSE. Ces coachings peuvent porter sur des modes de vie plus écologiques et aider les salariés à intégrer des pratiques durables dans leur quotidien.

 

Promotion de voyages écologiques et locaux

 

Proposer des voyages plus locaux et solidaires permet de minimiser l’empreinte carbone liée aux déplacements tout en favorisant la découverte des régions et des savoir-faire locaux. Certaines initiatives, telles que la plateforme Greengo, proposent des offres éco-responsables en France, offrant ainsi des alternatives de tourisme durable aux salariés et à leurs familles.

 

Organisation d’ateliers de sensibilisation environnementale

 

Les ateliers de sensibilisation environnementale, comme la Fresque du Climat ou des ateliers zéro déchet, permettent de former et d’informer les salariés sur les enjeux environnementaux. Ces ateliers peuvent être organisés par le CSE et couvrir diverses thématiques liées à l’environnement et à la durabilité.

 

Proposition de Cartes Cadeaux Éco-responsables

 

Plus de 600 CSE de divers secteurs ont choisi de proposer des cartes et e-cartes cadeaux éco-responsables aux salariés. Cette action permet de promouvoir la consommation responsable tout en offrant une alternative écologique aux chèques cadeaux traditionnels. Au travers de la plateforme Emile’s, vous avez un large choix d’enseignes eco-responsables.

 

Mise en Œuvre d’Avantages Durables dans le Volet des Activités Sociales et Culturelles (ASC)

 

Un fort levier d’action a été identifié dans le volet des activités sociales et culturelles (ASC), avec la mise en place d’avantages durables. Par exemple, le CSE peut proposer des offres d’Activités Sociales et Culturelles (ASC) plus écologiques, répondant ainsi aux attentes de 90% des salariés qui souhaitent bénéficier de telles offres​​.

Ces actions démontrent concrètement l’engagement du CSE en faveur de l’éco-responsabilité et contribuent à instaurer une culture d’éco-responsabilité au sein de l’entreprise. Elles permettent également de répondre aux attentes des salariés qui sont de plus en plus sensibles aux enjeux environnementaux et qui souhaitent voir leur entreprise adopter des pratiques plus durables.

RSE CSE et ecologie

Les bénéfices d’une démarche éco-responsable

Impact environnemental

 

L’adoption de pratiques éco-responsables par le CSE contribue à minimiser l’impact environnemental des activités de l’entreprise. Cela se traduit par une réduction des émissions de gaz à effet de serre, une gestion plus efficace des ressources et une minimisation des déchets. Les actions du CSE peuvent ainsi soutenir l’entreprise dans l’atteinte de ses objectifs environnementaux et dans le respect des réglementations en vigueur.

 

Dynamisation des relations sociales

 

L’engagement éco-responsable peut également dynamiser les relations sociales au sein de l’entreprise. En impliquant les salariés dans des projets éco-responsables, le CSE favorise le dialogue et la coopération entre les différentes parties, contribuant ainsi à un climat social harmonieux et constructif.

Impact positif sur l’image de l’entreprise et satisfaction des salariés.

 

L’engagement éco-responsable du CSE peut grandement contribuer à valoriser l’image de l’entreprise. En effet, les parties manifestent, y compris les clients, les fournisseurs et les investisseurs, sont de plus en plus sensibles aux enjeux environnementaux. Une entreprise qui démontre un engagement réel en faveur de l’éco-responsabilité est susceptible d’améliorer sa réputation et de renforcer la confiance avec ses parties prenantes.

 

Les salariés bénéficient également de l’engagement éco-responsable du CSE. Des actions telles que la promotion des déplacements verts, l’organisation d’ateliers de sensibilisation environnementale ou encore la subvention de coachings écologiques peuvent contribuer à améliorer la qualité de vie au travail, à renforcer la cohésion d’équipe et à encourager les salariés à adopter des comportements éco-responsables au quotidien.

Contribution à la transition écologique et bénéfices socio-économiques.

 

Les actions éco-responsables du CSE s’inscrivent dans le cadre plus large de la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE). Elles contribuent à la mise en œuvre de la stratégie RSE de l’entreprise, qui englobe les dimensions économiques, sociales et environnementales. Le CSE, en promouvant l’éco-responsabilité, joue un rôle clé dans la réussite de la démarche RSE de l’entreprise. Les actions éco-responsables initiées ou soutenues par le CSE contribuent activement à la transition écologique. En encourageant les comportements éco-responsables et en soutenant des initiatives vertes, le CSE participe à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et à la préservation des ressources naturelles. Sur le plan socio-économique, la démarche éco-responsable favorise une économie circulaire et locale, soutient les producteurs et fournisseurs responsables, et contribue à l’émergence de nouveaux marchés et emplois verts.

Comment instaurer une culture éco-responsable au sein du CSE et de l’entreprise ?

 

Sensibilisation et formation des membres du CSE et des salariés.

 

La première étape vers l’instauration d’une culture éco-responsable réside dans la sensibilisation et la formation des membres du CSE et des salariés. Selon une étude, plus de 80% des salariés pensaient que leur CSE avait un rôle à jouer dans la transition écologique, et 90% souhaitaient bénéficier d’offres d’Activités Sociales et Culturelles (ASC) plus écologiques​​. Depuis le 31 mars 2022, tous les membres du CSE doivent bénéficier d’une formation en matière de santé, sécurité et conditions de travail lors de leur premier mandat, une initiative qui peut être étendue pour inclure la sensibilisation écologique​.

 

Mise en place d’un plan d’action éco-responsable.

 

La création d’un plan d’action éco-responsable nécessite une analyse préalable des impacts environnementaux de l’entreprise, suivie de l’élaboration d’objectifs clairs et mesurables. Ce plan peut inclure des initiatives telles que la réduction des déchets, l’optimisation de l’utilisation des ressources et la promotion des déplacements verts. La mise en œuvre de ce plan nécessite l’implication de tous les niveaux de l’entreprise, du CSE aux salariés, et peut être soutenue par des formations spécifiques et des campagnes de sensibilisation.

La démarche éco-responsable ne s’arrête pas à la mise en place d’actions initiales, elle nécessite une évaluation constante des actions menées et une adaptation en fonction des résultats obtenus. Cela permet de mesurer l’efficacité des initiatives, d’identifier les domaines d’amélioration et de maintenir l’engagement envers la durabilité sur le long terme.

Cas pratiques et témoignages

 

Exemples d’initiatives éco-responsables par les CSE

 

Plusieurs CSE ont mis en place des systèmes de cartes cadeaux écologiques, permettant ainsi d’améliorer le bilan carbone de leur comité. La coopérative éthi’Kdo (enseignes présentes sur la plateforme Emile’s) , par exemple, propose la première carte cadeau française 100% écologique et solidaire, regroupant plusieurs centaines de marques et enseignes du Made in France, zéro déchet, commerce équitable, et bio. Plus de 600 CSE de diverses entreprises telles qu’Airbus, Orange, SNCF, et Amnesty International ont adopté cette initiative.

 

Les CSE encouragent également des voyages plus locaux et solidaires, en proposant des réductions sur les offres touristiques ou des voyages organisés. Des plateformes d’hébergement écoresponsables comme Greengo et Oh La Vache ! sont des exemples d’initiatives qui permettent d’allier tourisme de proximité et savoir-faire local.

L’organisation d’ateliers thématiques autour des enjeux environnementaux est une autre action plébiscitée par les CSE. Par exemple, le jeu « La Fresque du Climat » permet de sensibiliser les participants aux enjeux climatiques de manière ludique et constructive. De plus, des ateliers zéro déchet animés par des associations comme La Fabrique des Castors sont souvent organisés pour encourager la démarche zéro déchet.

D’autres actions comprennent la mise en place d’une charte des achats responsables au sein du CSE, l’organisation d’un marché hebdomadaire bio et local, et la subvention de coachings aux modes de vie plus écolos. L’agence coopérative Represente.org s’est spécialisée dans l’accompagnement des CSE sur ces sujets de transition bas carbone.

 

Retours d’expérience et témoignages

 

Les entreprises mettent en lumière l’importance de la RSE, comme en témoigne la stratégie de Wifirst centrée sur la réduction de l’empreinte carbone. La mutualisation du matériel et la durabilité des produits sont des axes majeurs de leur démarche éco-responsable

Les études de cas pratiques, réalisées en collaboration avec les professionnels responsables des projets RSE, exposent concrètement les notions et permettant des méthodes de mettre en œuvre la RSE. Ces études couvrent des domaines tels que le sourcing éthique, la gestion durable des projets, la prévention du greenwashing, le dialogue avec les parties prenantes, et le reporting extra-financier.

Gilles Caires, Maxime Balsat, et Agnès Rivière, reconnus dans le domaine de l’éco-responsabilité et du fonctionnement des CSE, partagent leurs expériences et conseils sur l’intégration de pratiques éco-responsables dans les actions des CSE. Leurs témoignages apportent une perspective experte et pratique sur la manière dont l’éco-responsabilité peut être mise en œuvre de manière efficace et bénéfique au sein des entreprises.

À travers ce guide, nous avons mis en lumière le rôle crucial du CSE dans l’entreprise contemporaine, en particulier sous l’égide de la loi « Climat et résilience ». Cette loi marque un tournant dans la façon dont les entreprises doivent aborder les questions environnementales et sociales. Le CSE, grâce à son positionnement stratégique et sa capacité à influencer les décisions d’entreprise, se révèle être un levier essentiel dans la mise en œuvre des stratégies de Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE). En conclusion, l’engagement de ces comités dans la voie de la durabilité, de la justice sociale et de la viabilité économique est non seulement une réponse aux défis actuels mais également une opportunité de redéfinir le futur de nos entreprises et de la société dans son ensemble.​

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