Heures de délégation : tout ce qu’il faut savoir.
Afin de pouvoir exercer leurs missions de représentants du personnel comme il se doit, les élus titulaires du Comité Social et Économique (CSE) disposent d’un certain nombre d’heures de délégation, aussi appelé crédit d’heures. Assimilées à du temps de travail effectif, ces heures de délégation sont rémunérées de la même manière. Mais qu’est-ce-que les heures de délégation ? Comment fonctionnent-elles ? Qui en dispose ? De combien d’heures les élus disposent-ils ? Comment les utiliser ? Quelles sont leurs modalités ? Qu’est-ce-qu’un bon de délégation ? Comment assurer le suivi des heures de délégation ? À travers cet article, découvrez tout ce qu’il y a sur les heures de délégation au sein des entreprises, de leur fonctionnement à leur usage, en passant par leur gestion et leur suivi.
Comment fonctionnent les heures de délégation ?
Qu’est-ce que des heures de délégation ?
Parce qu’être élu du CSE implique de s’investir pour mener à bien ses missions, des heures de délégation sont allouées à chacun. Les heures de délégation sont un mécanisme qui permet aux élus du Comité Social et Économique (CSE) en France de s’absenter de leur poste de travail pour accomplir leurs fonctions et responsabilités au sein du CSE, tout en maintenant leur rémunération. Leur absence dans le cadre de l’exercice de ces missions leur revient donc de plein droit durant leur mandat. Tous les élus du CSE, y compris les titulaires et les suppléants, ont donc droit à des heures de délégation en vertu de la loi et des accords collectifs. Le nombre d’heures de délégation auquel chaque élu a droit dépend de la taille de l’entreprise et des dispositions de l’accord en vigueur. Ces heures sont prévues pour permettre aux élus de remplir leurs activités en matière de gestion, de dialogue social, de consultation et de négociation au sein du CSE.
Qui dispose d’heures de délégation ?
Comme le précise l’article L.2315-7 du Code du Travail, chaque membre délégué titulaire du CSE, élu à la suite des élections professionnelles, dispose d’heures de délégation pour mener à bien son mandat. Lorsqu’un membre délégué titulaire du CSE est absent pour cause d’arrêt maladie, de congé parental ou même de congés payés, son mandat se poursuit. Aussi, il dispose toujours de ces heures de délégation qui doivent obligatoirement être rémunérées.
L’article L.2315-7 du Code du Travail précise bien les contours de l’attribution des heures de délégation aux différentes personnes qui peuvent en bénéficier.
La répartition des heures de délégation entre élus titulaires et suppléants
Les élus bénéficient donc d’un volume d’heures de délégation dont ils disposent en tant que représentant des salariés et de leurs droits durant leur mandant. Le quota de distribution est mensuel et est à utiliser dans le cadre de l’exercice de leurs fonctions, quelle que soit leur nature. Chaque délégué dispose de ce droit par l’intermédiaire de bons de délégation pour agir sur le fonctionnement du CSE de la manière la plus efficace possible.
L’usage d’un crédit d’heures de délégation est, au départ, réservé aux membres titulaires du CSE. Toutefois, en cas d’absence d’un titulaire, il peut être remplacé par un suppléant et peut donc lui céder des heures. Les élus titulaires peuvent aussi mutualiser leur crédit d’heures de délégation afin d’en faire également bénéficier les suppléants.
Les employés à temps partiel
Lorsqu’un employé salarié à temps partiel est élu membre délégué du CSE, il bénéficie du même nombre d’heures de délégation qu’un salarié à temps complet. Toutefois, il ne peut pas consacrer plus d’un tiers de son temps de travail mensuel à l’exercice de son mandat. S’il bénéficie de davantage d’heures de délégation, elles devront être utilisées en dehors de son temps de travail.
Les employés en forfaits jours et heures
Lorsqu’un élu titulaire du CSE relève d’une convention de forfait jours, son crédit d’heures est regroupé en demi-journées correspondant à 4h. Elles sont déduites du nombre annuel de jours travaillés. Pour les élus au forfait heures, le crédit est utilisé avec une heure de début et une heure de fin de délégation.
Représentants syndicaux, de section syndicale et délégués syndicaux
Pour que les délégués syndicaux puissent exercer leurs fonctions dans les meilleures conditions, ils doivent pouvoir disposer d’heures de délégation : négociation des conventions, représentation du syndicat, formulation des préoccupations et demandes, dialogue entre les salariés et l’organisation, enquêtes, assistance,…etc.
Les délégués et représentants syndicaux peuvent bénéficier d’heures de délégation, qui varient encore une fois selon l’effectif dans les entreprises. Ainsi, un représentant syndical aura droit à 20h par mois à partir de 500 salariés, un délégué syndical (DS) à 12h de 50 à 150 salariés, à 18h entre 151 et 499 et à 24h à partir de 500 salariés. Le délégué syndical central aura droit à 24h à partir de 1 000 salariés et enfin le représentant de section syndicale (RSS) à minimum 4h.
De combien d’heures de délégation disposent les membres titulaires du CSE ?
Le nombre d’heures de délégation attribuées aux élus du CSE dépend de l’effectif de l’entreprise. Il est le même pour tout le monde et le fait d’être secrétaire ou trésorier ne donne pas le droit à plus d’heures. Toutefois, des heures de délégation supplémentaires peuvent être accordées grâce à la mise en place d’un protocole d’accord préélectoral ou de manière exceptionnelle lorsqu’une situation l’exige.
Les seuils légaux sont fixés par l’article R2314-1 du Code du Travail.
Qui ne dispose pas d’heures de délégation ?
Si les élus titulaires du CSE bénéficient d’heures de délégation, ce n’est pas le cas de tout le monde, même en étant lié au CSE.
Les représentants de proximité
Le Code du Travail ne prévoit pas que des heures de délégation soient attribuées aux représentants de proximité. Toutefois, cela peut être mis en place grâce à un accord d’entreprise. Dans le cas où ces représentants de proximité sont également élus au sein du CSE, il est possible d’obtenir des heures de délégation supplémentaires, encore une fois par le biais d’un accord d’entreprise.
Les suppléants des élus du CSE
En l’absence d’un accord d’entreprise et de négociation du protocole d’accord préélectoral, les élus suppléants ne bénéficient pas d’heures de délégation. Cependant, ils ont la possibilité de recevoir des heures de délégation de la part des élus titulaires, comme cela sera expliqué dans la suite de notre discussion.
Le secrétaire du CSE
À moins qu’un accord spécifique ne le prévoit, le secrétaire du CSE ne bénéficie pas d’heures de délégation supplémentaires par rapport à celles qui lui sont déjà attribuées en tant qu’élu titulaire du CSE pour l’exercice de cette fonction. Cela est conforme aux exigences minimales établies par la loi ou les dispositions du protocole d’accord préélectoral.
Comment utiliser ses heures de délégation ?
Les heures de délégation sont généralement prises sur le temps de travail. Elles peuvent également être posées en dehors du temps de travail s’il ne peut en être autrement. Elles seront alors payées en tant qu’heures supplémentaires si elles entraînent un dépassement de la durée de travail légale hebdomadaire. A noter que l’employeur peut contester l’usage des heures a posteriori si l’utilisation ne lui semble pas justifiée.
Pour quelles raisons peut-on prendre ces heures de délégation ?
Les élus du CSE doivent utiliser les heures de délégation pour remplir des missions en lien avec leur mandat. Comme le précise la circulaire du 25 mars 1993, ils peuvent se déplacer librement dans l’entreprise pendant ces heures de délégation, notamment pour rencontrer les salariés, observer les conditions de travail et repérer d’éventuelles situations à risques.
Voici quelques exemples de missions comme définies dans l’article L2312 du Code du Travail pour lesquelles les heures de délégation peuvent être utilisées :
- Organisation de réunions préparatoires en vue des réunions ordinaires ou extraordinaires du CSE
- Étude de divers documents
- Consultation d’experts
- Mise en place d’actions de sensibilisation
- Gestion des Activités Sociales et Culturelles (ASC)
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Pour quelles raisons ne peut-on pas prendre ces heures de délégation ?
Certaines actions ne peuvent être menées pendant les heures de délégation. Cela concerne les réunions du CSE, les réunions concernant la Commission Santé, Sécurité et Conditions de Travail (CSSCT), la réalisation d’une enquête suite à un accident du travail grave ou la mise en place de mesures de prévention dans un contexte urgent.
L’article L2315-11 du Code du Travail précise de manière détaillée les actions qui ne peuvent être déduites des heures de délégation attribuées aux différents membres du CSE.
Le report des heures de délégation est-il possible ?
Si elles sont attribuées mensuellement, les heures de délégation peuvent être utilisées dans la limite de 12 mois et donc faire l’objet d’un cumul. On parle ainsi d’une annualisation du crédit. En cas de report des heures de délégation, l’élu du CSE doit informer son employeur au minimum 8 jours avant la date prévue d’utilisation. Aussi, il n’est pas possible d’utiliser plus d’une fois et demie le crédit d’heures alloué à un élu du CSE dans un même mois. Les représentants peuvent également se répartir leur crédit d’heures à condition que l’employeur soit informé.
Quel est l’impact des heures de délégation sur le bulletin de salaire ?
Pendant les heures de délégation, l’élu conserve généralement sa rémunération normale, y compris les avantages sociaux tels que les congés payés et les cotisations de sécurité sociale. (Article L2315-10 du Code du Travail). L’employeur ne peut pas réduire la rémunération de l’élu en raison de l’utilisation de ces heures.
Chaque représentant de la section syndicale (Article L 2142-1-3 du Code du Travail) et délégués syndicaux est également concerné par cette règle. Lorsqu’elles sont utilisées, ces heures ne font pas perdre une partie du salaire du délégué, même les primes. Leur utilisation n’entraîne donc aucune perte de salaire (primes et accessoires du salaire y compris). Les majorations appliquées aux travailleurs de nuit ou pendant le week-end doivent aussi être reconduites.
Si les heures de délégation sont prises en dehors du temps de travail, elles doivent être payées en tant qu’heures supplémentaires, tout comme le dépassement de crédit d’heures qui est considéré comme du temps de travail, sous conditions à justifier.
Comment répartir les heures de délégation ?
Il est essentiel de se référer à la législation en vigueur, à l’accord collectif dédié à chaque entreprise et aux procédures internes de l’entreprise pour obtenir des informations précises sur le fonctionnement des heures de délégation dans un contexte spécifique. Il est également recommandé de consulter les services des ressources humaines de l’entreprise ou les représentants syndicaux pour des conseils supplémentaires.
Il est également important que l’élu délégué et l’employeur tiennent des registres précis de l’utilisation des heures de délégation. Cela permet de suivre le temps consacré aux activités du CSE et de garantir la transparence.
Quand et comment poser des heures de délégation ?
Les élus doivent généralement informer leur employeur de leur intention d’utiliser des heures de délégation. Cette notification doit être faite conformément aux règles de l’entreprise et aux dispositions de l’accord collectif, si elles existent. La notification peut être effectuée verbalement ou par écrit, en fonction des procédures internes de l’entreprise.
Une fois que l’employeur est informé de l’intention de l’élu d’utiliser des heures de délégation, ces heures peuvent être utilisées pour différentes activités liées au CSE, telles que la participation aux réunions du CSE, la consultation des dossiers, les réunions avec les salariés, la préparation de réunions, la négociation d’accords collectifs, etc.
Faut-il obligatoirement prévenir son employeur avant de prendre ses heures de délégation ?
Si le Code du Travail n’exige aucun délai de prévenance, il est courant de prévenir de la prise de ses heures de délégation à l’avance grâce à un bon de délégation remis en amont à l’employeur. L’employeur ne peut en aucun cas planifier la prise des heures de délégation sans concertation préalable avec le ou les membres élus du CSE mais la bonne marche de l’entreprise doit toujours être prise en compte.
Quel est le délai de prévenance avant de poser ses heures de délégation ?
De manière générale, il n’existe pas de délai de prévenance pour poser ses heures de délégation. Les membres du CSE n’ont aucune obligation d’information, mais une anticipation peut permettre de favoriser la pratique et le dialogue social. En revanche, en cas de cumul ou de mutualisation des heures de délégation, le code du travail institue que le CSE doit prévenir son employeur. Dans ce cas précis, le délai de prévenance est de 8 jours afin de permettre au chef d’entreprise de réorganiser l’activité.
L’employeur peut-il contrôler et refuser la prise des heures de délégation par les membres du CSE ?
Le Code du travail ne prévoit pas de règles permettant à l’employeur de contrôler à l’avance l’utilisation des heures de délégation des représentants du personnel. Il n’existe donc aucun mécanisme de contrôle préalable obligatoire. Cependant, certaines pratiques sont admises par l’administration et la jurisprudence pour faciliter l’organisation de l’entreprise. L’employeur peut demander aux représentants du personnel :
- d’indiquer leur heure de départ et de retour lorsqu’ils utilisent leurs heures de délégation ;
- de transmettre une information préalable afin d’assurer la bonne organisation du travail.
En pratique, cela peut passer par :
- un bon de délégation, remis avant de quitter le poste, indiquant :
- la nature du mandat,
- l’heure de départ,
- l’heure estimée de retour ;
- un courriel d’information envoyé au supérieur hiérarchique et au service RH ;
- un préavis préalable avant l’utilisation des heures.
Si l’employeur estime que les heures sont mal utilisées :
- il peut saisir le conseil de prud’hommes ;
- le représentant du personnel doit répondre aux demandes d’explications ;
- la charge de la preuve de l’abus revient à l’employeur (article L2315-10 du Code du travail).
Les heures de délégation sont protégées par la loi :
- elles doivent être payées normalement même en cas de contestation ;
- l’employeur ne peut pas sanctionner ni licencier un élu en raison de l’utilisation de ses heures de délégation ou de son mandat au CSE.
Peut-on prendre des heures de délégation chez soi ?
Dans le cadre du télétravail, l’élu est dans son droit s’il souhaite poser des heures de délégation à domicile. En effet, le télétravail n’altère en rien les responsabilités de l’élu. Les membres du CSE peuvent pleinement exercer leurs fonctions et utiliser leurs heures de délégation, même à distance. Cependant, le télétravail peut introduire certains défis spécifiques. Il peut être difficile pour les collègues de savoir quand l’élu est en heures de délégation, ce qui peut entraîner des interruptions non prévues. La distinction entre le temps de travail et la délégation peut parfois être floue, la gestion et la séparation claires des heures de travail régulières et des heures de délégation sont cruciales pour éviter les conflits d’horaires. Il est également recommandé que les interactions directes telles que les échanges avec les collègues pourraient quant à elles être réservées pour les jours passés au bureau.
Que se passe-t-il concernant les heures de délégation non utilisées ? Y-a-t-il un paiement des heures de délégation non prises ?
Plusieurs solutions sont mises en place concernant les heures de délégation non utilisées. Elles peuvent en effet être prises sur les mois suivants, en étant limité à un plafond mensuel et à la limite d’une fois et demie par crédit d’heures. Les membres peuvent également mutualiser et se partager les heures, en suivant la même condition citée plus haut (pas plus d’une fois et demie le crédit d’heures d’un autre membre). Cependant, ces heures non prises ne peuvent pas être rémunérées.
Le suivi des heures de délégation
Le suivi des heures de délégation est essentiel pour garantir une gestion efficace des activités au sein du Comité Social et Économique (CSE). Ces heures, allouées aux membres du CSE pour l’exercice de leurs fonctions et d’actions en faveur des salariés, doivent être gérées avec précision. Afin de simplifier cette gestion, des modèles gratuits de tableaux de suivi des heures de délégation CSE Excel sont disponibles, offrant une structure préétablie. Découvrez les avantages offerts par le modèle gratuit Emile’s !
La signification du suivi des heures de délégation
Le suivi des heures de délégation garantit l’utilisation efficace du temps par les membres du CSE, en adéquation avec leurs responsabilités. Il favorise la transparence, la traçabilité des heures, et assure la conformité légale. De plus, il facilite l’évaluation de la charge de travail et la répartition équitable des responsabilités au sein du CSE. Pourquoi instaurer un suivi des heures de délégation au sein du CSE ? Quels bénéfices découlent d’une gestion précise des heures déléguées ?
Les défis du suivi manuel des heures de délégation
Le suivi manuel des heures de délégation peut se révéler fastidieux et sujet aux erreurs. La saisie, la vérification des totaux, et les mises à jour fréquentes requièrent temps et effort. De plus, sans système structuré, la perte de trace des heures utilisées peut engendrer des conflits et des malentendus au sein du CSE.
Comment assurer le suivi des heures de délégation simplement ?
L’utilisation d’un tableau pour suivre les heures de délégation du CSE représente une approche efficace et simple pour gérer divers aspects tels que la gestion des heures, la communication avec l’employeur, ainsi que la redistribution d’heures entre les élus titulaires et les suppléants. Un tableau Excel dédié aux heures de délégation ou tout autre document offre également une méthode fiable pour reporter les heures non utilisées et transférables au mois suivant. Grâce à des calculs automatisés dans chaque onglet du tableau, pour chaque élu, il devient l’outil idéal pour un suivi précis des heures de délégation du CSE.
C’est quoi un bon de délégation ?
Un bon de délégation est un document permettant aux élus du comité social et économique (CSE) d’informer l’employeur afin d’utiliser ses heures de délégation. Chaque représentant du personnel titulaire, une fois élu, a le droit à des heures de délégation. Le bon de délégation est instauré de manière courante dans les entreprises pour assurer aux membres du CSE la réalisation des missions qui leur sont dévolues. Le bon de délégation est un document essentiel permettant aux membres du Comité Social et Économique (CSE) de rapporter les activités réalisées pendant leurs heures de délégation. L’utilisation d’un modèle gratuit de bon de délégation offre une structure facilitant la consignation précise et organisée de ces activités.
Quelles informations faire figurer sur un bon de délégation ?
Mettre en place un système de bons de délégation permet d’informer le chef d’entreprise ou les supérieurs hiérarchiques des membres du CSE d’une absence à venir en raison de la prise d’heures de délégation. Ces bons peuvent se trouver sous une forme papier ou numérique. Pour qu’ils soient jugés valables, il doit être mentionné sur les bons de délégation :
- l’heure de départ
- l’heure de retour
- l’identité du salarié en question
- la signature de son responsable hiérarchique qui atteste de la véracité des informations communiquées
Un bon de délégation, est-ce obligatoire ?
Il est d’usage qu’un élu CSE prévienne son employeur avant de poser ses heures de délégation. Ce système permet aux élus d’exercer correctement leurs missions durant le mandat et au chef d’entreprise d’assurer une continuité de l’activité pendant la prise des heures de délégation. La mise en place d’un bon de délégation doit se faire en concertation entre l’employeur et les représentants du personnel. En aucun cas il ne peut être imposé par l’employeur. Il s’agit donc de signaler à son employeur à quel moment précis ces heures vont être utilisés
L’importance de documenter les activités avec un bon de délégation
Le bon de délégation permet de garder une trace précise de toutes les activités réalisées par les membres du CSE pendant leurs heures de délégation. C’est un document permettant d’assurer la transparence et la responsabilité des actions menées au nom du CSE. Le bon de délégation offre une documentation détaillée des tâches effectuées, des réunions assistées, des consultations menées et de toute autre action entreprise pendant les heures de délégation. Cela permet de justifier l’utilisation du temps de délégation accordé et de faire le suivi du travail accompli.
Cette documentation des activités avec un bon de délégation est également utile pour évaluer la charge de travail et les responsabilités assumées par chaque membre délégué du CSE. Elle aide à répartir équitablement les tâches et à s’assurer que tous les membres consacrent leur temps de délégation de manière optimale.